L'abandon est puni par la loi


À quoi pense un animal abandonné

Je ne sais pas


L'abandon peut concerner une grande variété d'animaux de compagnie, le cas le plus connu étant celui des chiens. Les abandons concernent aussi les chats, et, de façon relativement plus récente, les chevaux, les nouveaux animaux de compagnie et certains animaux de rente.

Les abandons sont généralement motivés par le coût financier de l'entretien des animaux domestiques et d'autres difficultés, leurs propriétaires n'anticipant pas toujours l'espérance de vie de leurs animaux, leur taille à l'âge adulte, les difficultés à les faire garder pendant leur absence ni l'importance des soins à leur donner. Les allergies, la supposition d'un risque pour la santé et un caractère inadapté figurent aussi parmi les causes majeures des abandons d'animaux.

L'abandon d'animal est passible de poursuites pénales dans de nombreux pays.

Il existe par ailleurs des procédures d'abandon légal d'un animal en le conduisant dans un refuge animalier, ce qui conduit souvent, malheureusement, à l'euthanasie de celui-ci.

En droit français, l'abandon d'animal est un délit pénal selon l'article 521-1, de même gravité que les sévices graves ou actes de cruauté. Ils sont punissables d’une peine allant jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende. Ont notamment été qualifiés de sévices graves ou d’actes de cruauté le fait d’abandonner des chiens à l’intérieur d’un appartement, cas qui a conduit à retrouver des animaux morts de faim et de soif. Sont également interdites les conditions de détention assimilées à de l'abandon, en particulier celles où des chiens sont à l'attache toute la journée sans recevoir de visites, dans un état de faim et de soif visibles.

Le décret du 1er octobre 1980 considère qu'un cheval mit au pré doit disposer d'un abri et de condition de détention non-dangereuses pour lui. Il est fortement conseillé de lui rendre visite tous les jours, ne serait-ce que pour vérifier qu'il dispose d'abreuvement a volonté et est en bonne santé. Un cheval qui ne reçoit pas de visites et n'est pas « en état » peut 
être considéré comme abandonné. Le préfet du département a alors tout droit d'agir pour réduire la souffrance de ces animaux abandonnés (y compris celui de les faire abattre pour la viande ou de les euthanasier si leur état est trop sérieux), à la charge de leur propriétaire.

Il est possible d'abandonner « légalement » un animal de compagnie en le conduisant dans un refuge animalier, puis en signant un document par lequel le propriétaire de l'animal abandonne toute responsabilité et tout droit de propriété sur celui-ci.
Depuis la loi du 16 février 2015, l'animal est reconnu par l'article 515-14 du Code civil comme un « être vivant doué de sensibilité » et non plus comme un bien meuble comme le prévoyait jusqu’alors l'article 528 du même Code.